Traitements contre les verrues génitales

Les verrues génitales sont la conséquence d’une infection par un virus, le papilloma virus humain (PVH). Se propageant lors des rapports sexuels, les verrues apparaissent au niveau des muqueuses génitales et anales.
Alors, comment s’en protéger ? Quelles sont les conséquences en cas d’infection et surtout, quels sont les traitements qui sont réellement efficaces ?

Mode de transmission, conséquences et solutions

Verrue génitale, une IST

Connues également sous les appellations de condylome, de crêtes de coq, de végétation vénérienne, de condylomata acuminata, de condylome acuminé ou de condylome génital, les verrues génitales sont la conséquence visible d’une infection par un virus, le papilloma virus humain (PVH).

Cette contamination se traduit généralement par l’apparition de boursouflures de tailles plus ou moins importantes au niveau des muqueuses génitales et anales. Les verrues génitales apparaissent en groupe, formant ainsi ce que l’on surnomme un chou-fleur.

Si ces dernières sont totalement indolores, elles sont toutefois particulièrement contagieuses et disgracieuses.

Cette affection touche indifféremment hommes et femmes sans distinction de sexe. La transmission se fait principalement par contact lors d’un rapport sexuel, vaginal, anal ou oral. De manière nettement plus anecdotique, des cas de contamination par le sang on été rapportés, mais cela reste très marginal.

verrue genitale

Zones d’apparition fréquentes

De par leur mode de transmission, les condylomes acuminés font partie des infections sexuellement transmissibles (IST) les plus répandues, au même titre que l’herpès génital (HSV2) ou la syphilis par exemple.

Une infection qui n’épargne personne

Si vous ne vous sentez pas concerné par le problème, sachez que l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, estime que 75% de la population est en contact au moins une fois avec le virus responsable des verrues génitales, le papilloma virus humain.

Pire, dans le monde, plus de 290 millions de femmes sont en permanence infectées. En France et en Europe, hommes et femmes ne sont pas mieux lotis que dans les autres pays et sont donc tout aussi concernés.

20% à 40% des adultes sont des porteurs actifs. Pour les autres, il s’agit de porteurs sains, c’est-à-dire des personnes porteuses de ce virus mais qui n’en présentent aucun symptôme. Ces hommes et femmes, bien qu’asymptomatiques, n’en sont pas moins pour autant contagieux.

Quelles conséquences

La première conséquence d’une telle infection est donc l’apparition de verrues anogénitales sur les parties intimes de l’anatomie masculine ou féminine.

Ainsi, en ce qui concerne les hommes, celles-ci se développent sur la verge. Pour les femmes, c’est généralement sur les muqueuses.

Autant dire que c’est particulièrement disgracieux et rebutant pour vous-même, mais également pour votre partenaire. Pas question donc de s’adonner à la bagatelle dans de telles conditions.

Une conséquence entraînant gêne et frustration, mais qui n’est rien à côté de la possible transmission à l’enfant chez les femmes enceintes, avec des conséquences parfois sur le fœtus.

Enfin, selon l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Agence internationale de recherche contre le cancer (International Agency for Research on Cancer) qui se sont basés sur les chiffres de 2012, on estime que l’infection à VPH serait directement responsable de 528 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus pour ne parler que de celui-ci. Parmi ces 528 000 cas, 266 000 se révèlent mortels.

verrue genitale

Evolution d’un cancer du col

Vérités et contre-vérités

Quand des verrues génitales sont visibles à l’œil nu sur le pénis, la vulve ou autour de l’anus, il est nécessaire de prendre quelques mesures de base, à commencer par l’abstinence, tout du moins le temps que la guérison se fasse.

Et pas question de mettre un préservatif pour batifoler si l’un ou l’autre présentent ces vilaines excroissances, car ce n’est pas une solution efficace. Il a en effet été démontré que la capote anglaise est une protection insuffisante face à cette IST.

De plus, il est à proscrire toutes les solutions ordinairement appliquées pour les verrues classiques car :

  • les zones de développement des condylomes acuminés se développent dans des zones du corps sensibles, en particulier en raison de la présence de muqueuses. Celles-ci pourraient être irritées, ce qui pourrait entraîner des complications.
  • les verrues génitales sont différentes. De fait, les traitements classiques sont bien souvent inefficaces.

Il existe bien des vaccins qui permettent de se prémunir contre certains virus du type VPH qui sont à l’origine des verrues génitales et de cancers, par exemple celui de la vulve.

Toutefois, cela ne permet qu’aux personnes qui ne sont pas encore atteintes de pouvoir être protégées. Pour celles qui sont déjà infectées, ces vaccins ne seront d’aucune utilité puisqu’ils ne provoquent pas de guérison.

En revanche, de nombreux laboratoires dans le monde ont travaillé pour développer des traitements spécifiques tels que le Warticon, le Condyline, ou l’Aldara.

Les traitements

Pour se débarrasser des verrues génitales, il faut en passer par l’un des traitements mis au point par différents laboratoires, des traitements externes qui apportent une solution efficace et simple à mettre en œuvre.

Parmi ceux-ci, on trouve :

  • le Warticon : alternative efficace à la chirurgie et à la cryothérapie, ce traitement se présente sous forme d’une crème devant être appliquée 2 fois par jour. Simple d’usage et efficace, le Warticon est efficace sur les verrues génitales jusqu’à 4 cm². Des taux de rémission élevés sont constatés.
  • le Condyline : à usage externe comme la Warticon, le Condyline permet de combattre efficacement les condylomes, tout d’abord en freinant leur développement, puis en les faisant disparaître généralement sous 4 à 6 semaines..
  • l’Aldara : le principe actif de cette crème repose sur un composé non alcaloïde. Appliquée deux fois par jour durant quelques semaines, l’Aldara stoppe la croissance des verrues génitales dans un premier temps, puis les détruit durablement.

S’il est fort probable qu’au cours de votre vie, comme beaucoup, vous soyez concerné par le virus du papilloma virus humain, ce n’est aujourd’hui plus une fatalité. En effet, la médecine contemporaine ayant fait d’immenses progrès, elle propose désormais des traitements réellement efficaces qui permettent de venir rapidement à bout de ces excroissances peu ragoûtantes, entraînant potentiellement des cancers et qui compliquent les relations quand on est une femme ou un homme sexuellement actif.